Interview exclusive : William Shakespeare
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Interview exclusive : William Shakespeare
C'est grâce à notre médium, Professeur Annick Menestrier que nous entrons régulièrement en contact avec des stars de la littérature pour des interviews exclusives. Madame Menestrier est diplômée du célèbre Seattle Institute of Parapsychology. Elle enseigne depuis huit ans à l'université de Berkeley en Californie et offre des consultations individuelles dans son cabinet..

William Shakespeare était un acteur et dramaturge anglais. Né en 1564, il est décédé en 1616. Il a écrit certaines pièces assez célèbres (notamment Titus Andronicus, Hotello, Roméo et sa Juliette ou encore Beaucoup de bruit pour rien) et bon nombre de poèmes (Vénus et Adonis, le Phoénix et la Tortue...). La reine Elisabeth I l'aimait bien et lui a fait construire un théâtre. Récemment, alors qu'il a pourtant marqué l'histoire littéraire du monde, on n'entend quasiment plus parler de lui. L'équipe des dOiGtS bLeUs, désolée de cette perte de mémoire collective, a invoqué l'esprit de "The Bard" pour vous offrir une nouvelle interview exclusive.


LDB : Monsieur Shakespeare bonjour, merci d'avoir eu la gentillesse de nous accorder cet entretien.

WS : De rien, j'ai pas mal de temps libre en ce moment de toute façon…

LDB : Qu'est-ce qui vous a marqué le plus dans votre vie ?

WS : Les blagues.

LDB : Comment ça ?

WS : C'est un truc génial les blagues vous savez. Depuis que je suis mort j'observe pas mal les animaux, les plantes, les pierres… et je remarque que ce qui distingue l'homme de l'animal ce sont les blagues. Elles sont drôles, on les raconte, on rigole… c'est incroyable en fait.

LDB : Il y a l'amour aussi qui distingue les hommes des animaux, vous avez d'ailleurs beaucoup écrit sur ce sujet.

WS : Oui mais l'amour existe aussi chez les plantes. Pas plus tard qu'hier j'ai vu deux pieds de vignes pousser face à face… et la façon dont ils se regardaient, tu peux pas t'imaginer. J'ai failli pleurer. Ils étaient là et puis il y a le premier qui pousse un petit peu, le deuxième sourit, le premier fait frétiller une grappe de raisins, le deuxième se met à pousser aussi, et puis cette complicité entre eux, cette proximité. C'était magnifique.

LDB : Et sinon à part ça ?

WS : Ben sinon rien.

LDB : Ouais ?

WS : Ouais.

LDB : Eh bien merci beaucoup monsieur Shakespeare.

WS : Tout le plaisir était pour moi.

Propos recueillis par Keyvan Sayar pour LeS dOiGtS bLeUs